Fête de l’Ascension de Jésus Christ
Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »
Lire la suite (Mt 28, 18-20)
Homélie : fête de l’Ascension du Seigneur
En cette fête de l’Ascension du Seigneur, les lectures nous invitent à lever les yeux vers le Christ glorifié, mais aussi à comprendre que son départ n’est pas une absence. Jésus monte vers le Père, non pour abandonner ses disciples, mais pour demeurer avec eux d’une manière nouvelle et plus profonde.
Dans la première lecture, tirée des Actes des Apôtres, Jésus ressuscité passe quarante jours avec ses disciples. Il les enseigne et les prépare à leur mission. Puis il est élevé au ciel sous leurs regards. Les disciples restent là, les yeux fixés vers le ciel. Alors les anges leur disent : « Pourquoi restez-vous à regarder le ciel ? » Ce message est important. La foi chrétienne ne consiste pas à fuir le monde ou à rester dans l’attente passive. L’Ascension ouvre au contraire le temps de la mission. Jésus confie à son Église la responsabilité d’annoncer l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre «Ac 1, 1-11».
Dans l’Évangile selon saint Matthieu, Jésus ressuscité rejoint ses disciples sur la montagne en Galilée. Là, il leur donne une mission universelle : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples. » L’Église n’existe pas pour elle-même. Elle est envoyée. Chaque baptisé devient témoin du Christ dans sa famille, son travail, son quartier, dans toute sa vie quotidienne. Évangéliser ne veut pas seulement dire parler de Dieu ; cela signifie surtout vivre selon l’Évangile : aimer, pardonner, servir, consoler, défendre la vérité et la justice. «Mt 28, 16-20».
Mais Jésus sait bien que cette mission est difficile. C’est pourquoi il fait une promesse extraordinaire : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Voilà le grand mystère de l’Ascension. Jésus quitte la terre visiblement, mais il demeure présent invisiblement. Il est présent dans sa Parole, dans les sacrements, dans l’Eucharistie, dans les pauvres, dans la communauté des croyants. Son Ascension n’est pas un éloignement ; c’est une présence nouvelle, universelle et permanente.
Saint Paul, dans la lettre aux Éphésiens, nous aide à comprendre la grandeur du Christ glorifié. Jésus est assis à la droite du Père, au-dessus de toute puissance et de toute domination. Cela signifie que le Christ est Seigneur de l’histoire. Même quand le monde traverse des crises, des violences ou des incertitudes, nous savons que le dernier mot appartient à Dieu. Le Christ ressuscité conduit son Église et ouvre à l’humanité un chemin d’espérance. «Éphésiens 1, 17-23».
L’Ascension révèle aussi notre vocation. Là où le Christ est entré, nous sommes appelés à le rejoindre. Jésus ouvre le ciel à l’humanité. Notre vie ne se limite pas à cette terre ; nous sommes créés pour la communion éternelle avec Dieu. Ainsi, la fête de l’Ascension nous invite à garder les pieds sur la terre tout en ayant le cœur tourné vers le ciel.
Aujourd’hui, le Seigneur nous adresse deux appels : ne pas rester immobile à regarder le ciel, mais aller annoncer l’Évangile ; et ne jamais oublier qu’il marche avec nous chaque jour. Avec cette certitude, avançons dans la foi, dans l’espérance et dans la joie.
Amen.
P. Gabriel BOLANGO ETAFE.
Eglise saint Roch – Saint Martin du Var
14 mai 2026
